Julia
Le Corre
Artiste
Parcours/bio
Diplômée de L'école Nationale supérieur d'Art de Dijon, j'ai exploré dans un premier temps un travail principalement sculptural.
Appuyant mes recherches sur le pattern, la répétition du motif à travers le dessin, mais aussi par la création de dentelles, de napperons prenant place dans l'espace questionnant alors le temps, ses dimensions et la féminité.

C'est lors d'ateliers aux Arts Décoratifs de Strasbourg que je découvre la pratique de la gravure. Cette approche picturale s'associant à celle de l'aquarelle et de la peinture à l'huile s'est imposée à moi comme une nouvelle forme de langage.

C'est dans ce contexte que j'ai entrepris des études dans l'artisanat, en particulier dans la reliure et la création du livre où j'ai appréhendé un travail minutieux du papier et de sa fabrication.

A propos de mon travail
J'interroge la surface du papier comme matériel support à un vaste champ d'exploration.

Je poursuis mes recherches sur la couleur et la matière par le traitement des motifs.

Je fais appel à la gomme à masquer, à la cire qui, réservant ainsi des blancs, protégeant la couleur et jouant sur la transparence.

Les amoureuses en fleurs gravitent dans le champs de la figuration, dans un espace où nature morte, scènes intimistes, composition murale semblent les contempler. Ou inversement.

Dans ce paysage intérieur, les corps se courbent, les visages se penchent sur le sommeil.
De ces postures d'attente, instants suspendus, les motifs du papier peint envahissent la surface, se détachent des murs, frôlant ou déformant le corps, suggérant ses formes.

A cela s'ajoute le médium de la gravure où les teintes de noir viennent saturer et surcharger l'atmosphère, brouillant la perspective, perdant les contours de la figure humaine dans ce tissu végétal. Ainsi s'assimilant l'un à l'autre par la même manière picturale.

C'est de cette manière que tante Dide surgit de la tapisserie, Albine peine à se mouvoir dans ce décor floral carnivore où intérieur et extérieur se confondent.